A propos du Covid-19 Trois messages importants.

Chers visiteurs, chers adhérents, chers amis,
nous sommes en cinquième semaine de confinement du fait de l’épidémie de COVID 19.
Parmi les informations importantes qui nous sont délivrés chaque jour afin de prévenir le risque de contamination, nous avons ciblé, sur les conseils de notre conseil scientifique,  celles qui nous semblent les plus pertinentes.

1- Ne retardez pas vos besoins de consultation.

Par crainte d’être contaminés, les personnes âgées, fragiles, les porteurs de maladies chroniques et, bien sûr, les patients en traitement pour un cancer du poumon peuvent être amenés à repousser ou différer leurs consultations ou leurs rendez-vous à l’hopital.

Les praticiens notent une chute drastique des consultations pour urgences médicales vraies (infections, douleurs thoraciques, dyspnée, diarrhée majeure, etc) et voient arriver des patients dans un état catastrophique car ils ont trop attendu.

Or, tous les professionnels de santé se sont adaptés pour recevoir des patients dans des conditions optimales de sécurité. N’hésitez donc pas à les consulter, en cabinet ou dans des structures hospitalières, notamment si vous êtes atteints de maladie chronique et n’arrêtez pas les traitements de fond (corticoïdes, anti HTA, etc) sans avis médical.

2- Les gestes barrières pour tous.

Gestion des contacts avec l’environnement, gestion des contacts entre individus, lavage des mains (ou savon ou par solution hydroalcoolique en l’absence de savon), port des masques de protection.
Si la fin du confinement  général en France est prévue pour le 11 mai 2020, il semble évident qu’il faudra poursuivre les gestes barrières pendant encore longtemps.

3- Les masques de protection quand on sort.
Rappel : si les soignants, à l’hôpital, utilisent des masques, c’est parce que ceux-ci sont protecteurs vis-à-vis de la contamination par le virus COVID19.
Entendre dire que le masque n’est pas utile dans la population générale n’est qu’une très mauvaise gestion de la pénurie en l’absence de masques.
Donc, il faut s’attendre à devoir porter pendant encore longtemps, un masque protecteur lorsque l’on sort de chez soi. Comme il n’est pas sûr que chaque personne puisse obtenir le nombre de masques nécessaires,  utiliser des masques de fabrication artisanale ou personnelle.
Rappel : il est impératif de savoir comment mettre, porter, ôter, désinfecter un masque qu’il soit commercial ou en tissu et fabriqué par soi-même.
 
Vous trouverez en pièces jointes :
des documents de référence comme la confection d’un masque selon les recommandations AFNOR.

Différents tutoriels de fabrication.

Patron du masque  du CHU de Grenoble (Il a notre préférence), que vous trouverez en cliquant ICI

Un site en ligne de documentation pour des masques à plis selon les normes AFNOR.
               Masque selon L’atelier des gourdes
               Site: https://latelierdesgourdes.fr/tuto-masque-afnor/

Aider le système immunitaire à trouver le cancer

Commentaire du Professeur Souquet, membre du comité scientifique, sur le nouveau système appelé Multiplexed Activation of Endogenous Genes as Immunotherapy (MAEGI) mis au point par les scientifiques de Yale permettant d’aider le système immunitaire à éliminer les tumeurs que d’autres formes d’immunothérapie pourraient ne pas voir.

“Les cellules cancéreuses expriment à leur surface des molécules « anormales » que l’on appelle antigène et qui sont des cibles pour les cellules de notre immunité qui vont les détruire car ce sont des cellules « étrangères ».

Néanmoins, l’immunothérapie n’est pas efficace chez tous les patients traités et une des raisons est la faible présence de ces antigènes sur les cellules tumorales.

L’équipe de Yale aux USA a publié fin janvier une nouvelle approche  MAEGI -CRISPRa dont le but est d’augmenter le nombre des antigènes tumoraux présents à la surface des cellules cancéreuses pour  augmenter l’antigénicité de la tumeur, ainsi plus facilement repérée et détruite par les cellules immunitaires . Cette technique est séduisante, mais ce sont des résultats très préliminaires sur des souris chez qui ont été injecté des cellules de cancer du sein. La technique est actuellement très lourde avec un séquençage complet  (c’est-à-dire la connaissance) de tous les gènes tumoraux tant de l’ADN que de l’ARN, puis réaliser un complexe moléculaire des ARN (qui codent pour ces antigènes tumoraux)  lié à un virus que l’on va injecter directement dans la tumeur. Ce virus va infecter de proche en proche les cellules cancéreuses et va permettre d’augmenter la production des antigènes tumoraux  présents à la surface des cellules cancéreuse. “

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image-1.png.

Cette recherche a été publiée dans Nature Immunology

Article en Français relatif à ce sujet :

https://technologiemedia.net/2019/10/15/aider-le-systeme-immunitaire-a-trouver-le-cancer/

https://technologiemedia.net/2019/10/15/aider-le-systeme-immunitaire-a-trouver-le-cancer/

L’étude NELSON promeut le dépistage du cancer du poumon par scanner

25% de mortalité en moins dans le groupe ayant bénéficié du dépistage c’est 25% de vie en plus, de jeunes adultes, de parents, de grands-parents qui pourront profiter de leur famille, de leurs proches, aller au bout de leurs projets, de leurs envies, travailler et savourer la vie. Ce cancer souvent diagnostiqué tardivement à un stade avancé sera enfin détecté plus tôt grâce au dépistage. Mobilisons-nous pour que celui-ci ait enfin lieu en France et en Europe afin de sauver des vies, nos vies …

Pour accéder à la page de Théma Radiologie, cliquez sur le lien suivant.

http://www.thema-radiologie.fr/actualites/2592/l-etude-nelson-promeut-le-depistage-du-cancer-du-poumon-par-scanner.html

Pour consulter un résumé de l’étude Nelson (traduit du Néerlandais),

cliquez sur le lien suivant Résumé

Disparités et défis de l’accès au diagnostic et au traitement du cancer du poumon en Europe, LuCE

Méconnu du grand public et encore fortement stigmatisé, le cancer du poumon manque grandement d’investissement et de mobilisation.
Dans ce document rédigé par LuCE, les difficultés et disparités dans les prises en charge sont détaillées et nous invitent à nous mobiliser +++



♦️ Document en français en libre téléchargement https://www.lungcancereurope.eu/wp-content/uploads/2020/02/LuCE-POSITION-PAPER-French.pdf (Document source https://www.lungcancereurope.eu/2020/02/04/lung-cancer-europe-2020-position-paper-disparities-and-challenges-in-access-to-lung-cancer-diagnosis-and-treatment-across-europ) – avec Lung Cancer Europe.

AFSOS

Association Francophone des Soins Oncologiques de Support.

Site internet cliquez sur ICI

Définition des soins oncologiques de support.

En cancérologie, on peur distinguer

Les soins spécifiques, c’est-à-dire les soins du cancer lui-même, qu’ils soient chirurgicaux ou de radiologie interventionnelle, radiothérapiques, médicaux (chimiothérapies, thérapies ciblées dont l’hormonothérapie, immunothérapie…) le plus souvent combinés entre eux.

Les soins oncologiques de support – SOS, pour la prise en charge des symptômes liés à la maladie ou à ses traitements, dès le diagnostic et tout au long du parcours de soins, jusque dans l’après-cancer.

Les soins de support participent aux soins centrés sur la personne malade et l’accompagnement de ses proches ; ils visent à prendre en compte les besoins détectés ou exprimés.

Les missions de l’AFSOS

L’AFSOS recherche l’excellence dans la prise en charge des symptômes, l’accompagnement et la démarche participative au sein des équipes intra et extra hospitalières à travers trois grands objectifs :

Mieux prendre en charge les symptômes liés à la maladie ou aux traitements en proposant des référentiels en soins oncologiques de support.

Proposer une organisation permettant un accès aux composantes des soins de support, en établissement et à domicile

Proposer un modèle de management d’équipe permettant une meilleure prise en charge globale des patients et des proches au sein des services en améliorant la qualité de vie au travail des soignants

Cette association propose de nombreuses informations de qualité sur les pratiques complémentaires en cancérologie.

Place des thérapies complémentaires dans les soins oncologiques de support.

Définition

Les thérapies complémentaires regroupent des approches, des pratiques, des produits de santé et médicaux qui ne sont pas habituellement considérés comme faisant partie de la médecine conventionnelle, à un endroit et à une période donnés. (Définition du National Center for Complemntary and Alternative Medicine).

Ces thérapies peuvent être complémentaires (utilisées en complément de la médecine conventionnelle) ou alternatives (utilisées à la place de la médecine conventionnelle).

La notion de médecine intégrative désigne le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux thérapies complémentaires.

L’AFSOS donne une définition de la cancérologie intégrative dans le document suivant: ICI

De nombreux référentiels concernant ces pratiques complémentaires sont disponibles au lien suivant : Pour accéder à la liste des référentiels, cliquez ICI

Vous souhaitez, par exemple, utiliser des plantes en complément de vos traitements, vous trouverez des documents de référence sur la phytothérapie:

Question phytothérapie

Répondre aux patients atteints de cancer

Pour accéder au texte, cliquez ICI

Etats des lieux de la prise en charge d’un patient atteint d’un cancer bronchique en France en 2019

Présentation de l’association De l’Air ! lors de cette conférence sur la thématique des patients en longue rémission : Etat des lieux de ce qu’ils ressentent pour optimiser la prise en charge en dehors de l’hôpital ?

Pour visualiser cette présentation cliquer sur ce lien: https://assodelair.fr/wp-content/uploads/2019/12/Présentation-BMS-3-décembre-2019.pdf

L’immunothérapie: dernières informations de septembre 2019

L’immunothérapie change la donne dans les cancers du poumon métastatique.

Dans le numéro de septembre de la Revue Lancet Oncology, Scott Antonia et ses collègues ont suivis à long terme les patients qui ont été traités par Nivolumab au sein des 4 essais cliniques dédiés à cette molécule (les essais Checkmate 017, 057, 063 et 003). Ces 4 études étudiaient toutes l’apport du Nivolumab (une immunothérapie de type Anti-PDL1) chez des patients avec un cancer du poumon métastatique, et ayant bénéficié d’au moins une première ligne de traitement, voire plus. En groupant les résultats de ces 4 études, la proportion de personnes malades en vie 4 ans après le début de ce traitement était de 15%. Cela peut paraitre peu de prime abord mais il faut comparer cela aux 5% de personnes en vie à 4 ans avec le traitement « normal », standard (le docetaxel, une chimiothérapie « classique »), soit trois fois plus !  En outre, certains facteurs viennent influencer ces résultats comme le fait d’avoir une expression du marqueur PDL1 dans la tumeur, la proportion passant alors à 20%. De plus, les personnes chez qui ce traitement est le plus efficace (réponse à 6 mois) sont près de 60% à être en vie à 4 ans ! Des résultats qui viennent confirmer ceux observés avec le Pembrolizumab, un traitement très proche.

Souquet P-J, Couraud S. Immune checkpoint inhibitors: a game changer for metastatic non-small-cell lung cancer. Lancet Oncol, 2019. https://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(19)30508-X/fulltext Antonia S-J, Borghaei H, Ramalingam S, Horn L, De Castro Carpeño J, Pluzanski A, Burgio M A, Garassino M, Chow L Q M, Gettinger S, Crinò L, Planchard D, Butts C, Drilon A, Wojcik-Tomaszewska J, Otterson G A, Agrawal S, Li A, Penrod J R, Brahmer J. Four-year survival with nivolumab in patients with previously treated advanced non-small-cell lung cancer: a pooled analysis. Lancet Oncol, 2019. https://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(19)30407-3/fulltext

Relation entre le comportement alimentaire et l’altération du goût et de l’odorat chez les patients en cours de chimiothérapie

Commentaire du Professeur Souquet, Service de pneumologie aiguë spécialisée et cancérologie thoracique, Centre Hospitalier Lyon sud.

“Les troubles du goût et de l’odorat peuvent débuter avant même le diagnostic du cancer bronchique. Il est connu que les chimiothérapies à base de platine peuvent aussi provoquer ce genre de troubles. L’équipe Lyonnaise du CNRS de Mr Bensafi avec l’aide de l’Institut Scientifique Paul Bocuse, a fait une revue de la littérature sur ces troubles provoqués par la chimiothérapie. Il y a schématiquement une partie des patients qui n’a aucun trouble, une partie qui a une hypersensibilité aux odeurs et au goût et une partie avec une hyposensibilité, avec l’impression désagréable de manger “du carton”.. Ces troubles peuvent gêner l’alimentation avec une dénutrition et un isolement social préjudiciable. Les auteurs insistent sur la nécessité de dépister rapidement ces modifications du goût et de pouvoir adapter en conséquence l’alimentation. “

Cet article rejoint l’étude réalisée par notre association auprès de patients venant en Hôpital de jour pour leur chimiothérapie. Etude qui nous a permis de référencer les différents effets secondaires en lien avec les traitements ayant des répercussions sur le comportement alimentaire, altération du goût, des odeurs, perte d’appétit, sécheresse buccale, nausées, troubles du transit … Nous sommes partis des astuces énoncées par les patients permettant de gérer au mieux ces troubles pour élaborer des recettes adaptées et profitables à tous, patients, famille et proches. Vous aurez l’occasion de les découvrir prochainement dans un ouvrage qui devrait sortir en fin d’année.

Introduction de l’article publié dans la revue scientifique, Seminars in Oncology

L’altération du goût et de l’odeur est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. Cependant, on sait peu de choses sur leur influence sur le comportement alimentaire des patients et sur les mécanismes qui sous-tendent leur apparition. Ce manque de clarté est probablement dû à une série de facteurs parmi lesquels l’hétérogénéité des modifications du goût et de l’odeur induites par la chimiothérapie. La présente étude donne un aperçu critique des données existantes sur l’association entre les altérations du goût et de l’odorat et les modifications du comportement alimentaire chez les patients atteints de cancer qui subissent une chimiothérapie.

Design

La recherche documentaire a été effectuée à l’aide des bases de données PubMed et Google Scholar et s’est limitée aux articles de langue anglaise publiés entre 1990 et juin 2018. Les termes liés « aux sens » et ceux  liés au « comportement alimentaire » ont été combinés pour identifier les études qui ont examiné l’association entre ces deux termes. Les études extraites ont été regroupées en fonction des résultats de l’évaluation du goût et de l’odeur.

Résultats

Treize articles ont été inclus dans la revue. La conception, la durée, la méthodologie d’évaluation et la population étudiée des études variaient. La catégorisation des études en fonction des résultats de l’évaluation du goût et de l’odorat a permis de définir trois profils de patients : inaltéré, hypo- et hyper sensibilité (goût et/ou odeur). Les altérations étaient significativement corrélées avec l’apport énergétique des patients et leurs préférences en aliments, ce qui suggère que la sensibilité de chaque patient aux stimuli olfactifs et gustatifs est susceptible de jouer un rôle dans la modulation du comportement alimentaire pendant le cancer et la chimiothérapie.

Conclusion

L’examen résume et fournit des associations pertinentes entre les altérations du goût et de l’odeur et le comportement alimentaire liée à  une chimiothérapie en tenant compte des variations individuelles existantes. Compte tenu de l’influence sensorielle sur la modulation du comportement alimentaire, une meilleure caractérisation des altérations olfactives et gustatives avant le lancement de la chimiothérapie semble importante pour une meilleure compréhension et gestion de la trajectoire du comportement alimentaire des patients pendant le traitement.

Toujours plus de cancer…chez les femmes.

Commentaire du Professeur Sébastien Couraud, Chef de service adjoint, Service de Pneumologie Aigue Spécialisée et Cancérologie Thoracique, Centre Hospitalier Lyon Sud.

” Le rapport annuel de Santé Publique France, de l’Institut National du Cancer et des Hospices Civils de Lyon, en partenariat avec le réseau des registres des cancers FRANCIM a été publié début juillet. Pour le cancer du poumon, ces données viennent malheureusement confirmer les craintes de la communauté scientifique : l’augmentation dramatique du nombre de cas de cette maladie chez les femmes tandis que le nombre de cas chez les hommes semblent atteindre un plateau. Cette augmentation est essentiellement liée à l’augmentation tragique, il y a quelques décennies, de la consommation de tabac chez les femmes. Il est ainsi à craindre que la première cause de mortalité par cancer des femmes devienne rapidement le cancer du poumon, au-dessus du cancer du sein. Aujourd’hui, le cancer du poumon est déjà la première cause de mortalité par cancer en France et dans le monde. Malheureusement, cela ne devrait donc pas s’atténuer, et toujours dans un silence assourdissant. “

Source :

-Site internet de Le Monde, https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/07/02/les-nouveaux-cas-de-cancer-en-forte-hausse-en-france_5484200_1650684.html

-Site internet de l’Institut National du Cancer : https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Complements-Volume-1-Tumeurs-solides-Estimations-nationales-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-France-metropolitaine-entre-1990-et-2018

Le dépistage ça marche, même longtemps après !

Commentaire du Professeur Sébastien Couraud, Chef de service adjoint, Service de Pneumologie Aigue Spécialisée et Cancérologie Thoracique, Centre Hospitalier Lyon Sud

” Dans cet article, l’équipe à l’origine de l’essai Américain NLST (National Lung Screening Trial), publié en 2011, cherchait à évaluer la persistance de l’intérêt du dépistage à long terme. On se rappelle que cet essai avait démontré pour la première fois l’intérêt d’un dépistage régulier (annuel dans ce cas) par scanner faiblement dosé. Les auteurs rapportent ici des résultats après 12 ans de surveillance de la cohorte. Ces résultats sont particulièrement intéressants : (1) le bénéfice en terme de réduction de la mortalité par cancer se maintient une décennie plus tard ; (2) la réduction de la mortalité semble plus important chez les femmes, comme dans les essais NELSON et LUSI ; (3) le taux de sur-diagnostic est plus faible qu’attendu (3%) si l’on enlève les lésions en verre dépoli dont on connait parfaitement le risque de sur-diagnostic (de l’ordre de 80%). “

Black WC, Chiles C, Church TR, Gareen IF, Gierada DS, Mahon I, Miller EA, Pinsky PF, Sicks JD. Lung Cancer Incidence and Mortality with Extended Follow-up in the National Lung Screening Trial National Lung Screening Trial Writing Team. J Thorac Oncol. 2019 Jun 13. pii: S1556-0864(19)30473-3. doi: 10.1016/j.jtho.2019.05.044. [Epub ahead of print]. PMID: 31260833

Lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31260833