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Lettre d’information IFCT “Deux associations dédiées à vos patients”

“De l’air !” est la première association française créée par des patients pour soutenir la recherche et aider les personnes atteintes de cancer du poumon. “De l’air !” était le nom d’une bande dessinée traitant avec légèreté et dérision du parcours des personnes atteintes d’un cancer du poumon. Le titre de cette BD, conçue au sein du service de pneumologie du CHU Lyon Sud et éditée en mars 2016, a conquis les membres de cette association, qui ont choisi de se nommer comme celle-ci !

Nous avons eu le plaisir d’accueillir Suzy Sauvajon, Présidente de l’association, qui est venue inaugurer nos Journées Alain Depierre le 6 novembre à Lyon et nous présenter les objectifs de cette association :

  • susciter des actions de prévention et de dépistage
  • apporter aux soignants l’expertise des patients qui ont le vécu de la maladie
  • informer les patients et le grand public
  • rompre l’isolement des personnes atteintes d’un cancer du poumon.

Contact : delair.asso@gmail.com

Page Facebook : @delairasso

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Le monde “Pour un dépistage du cancer du poumon”

ONCOLOGIE – Une stratégie visant à pratiquer un scanner auprès de la population à risque pourrait faire chuter de 25 % la mortalité des tumeurs bronchiques et sauverait 7 500 vies par an en France

Mettre en place rapidement un dépistage organisé du cancer du poumon pour sauver jusqu’à 7 500 vies par an en France. C’est ce que préconise un groupe multidisciplinaire de trente experts, dont deux sociétés savantes, l’Inter- groupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT) et la société d’imagerie thoracique (SIT) et l’association de patients « De l’air ! »

Ils s’appuient sur les résultats, présentés à un congrès en septembre, d’une étude randomisée néerlando-belge, baptisée « Nelson », portant sur 15 000 individus de 50 à 75 ans, gros fumeurs ou ex-gros fumeurs. Dans cette population à risque, un dépistage par scanner thoracique peu irradiant a permis, avec dix ans de recul, de réduire très significativement la mortalité par cancer du poumon: de 25 % chez les hommes, et 40 % à 60 % chez les femmes. Ces données confortent celles d’une vaste étude américaine incluant 53 000 personnes, le National Lung Screening Trial, publiée en 2011 dans le New England Journal of Medicine.

Quatrième tumeur maligne en fréquence en France, les cancers du poumon ont touché environ 49 000 personnes en 2017 : 32 000 hommes, et 17000 femmes, selon les dernières estima- tions nationales. Surtout, malgré des progrès thérapeutiques, ces cancers, principalement dus au tabac, restent de mauvais pronostic : ce sont les plus meurtriers. « Ils tuent 31 000 patients par an en France, car dans trois quarts des cas, le diagnostic est fait à un stade avancé ou métastatique, où la guérison est difficile à obtenir », souli- gne le professeur Sébastien Couraud (pneumologue et oncologue, Hospices civils de Lyon). Pour ce spécialiste, qui appelle au dépis- tage, l’intérêt est de découvrir ces tumeurs à un stade plus précoce, où la chirurgie – éventuellement couplée à une chimiothérapie dite « adjuvante » – permet une guérison dans 90% des cas. En diminuant de 25% la mortalité de ces cancers, ce sont donc jusqu’à 7 500 vies qui pourraient être sauvées chaque année dans notre pays, sous réserve d’une participation maximale à cette stratégie.

Après la publication de l’essai américain, en 2011, plusieurs sociétés savantes avaient saisi la Haute Autorité de santé (HAS) sur l’opportunité d’un tel dépistage en France. Mais en 2016, cette autorité avait répondu négativement, un avis défavorable qui avait heurté dans la communauté médicale.

Réflexion sur les modalités

Pour les spécialistes, la question du dépistage des cancers du poumon n’est désormais plus celle du «si» mais du «quand», et du « comment ». Ils préconisent sa mise en place chez les 50-74 ans ayant fumé au moins vingt-cinq ans dans leur vie; et pour ceux ayant arrêté depuis moins de dix ans. Dans un communiqué daté du 12 novembre, ils en appellent au ministère de la santé, à l’Institut national du cancer (INCa) et à la HAS pour lancer rapidement une réflexion sur les modalités. Ils attirent aussi l’attention des tutelles sur le fait que le coût de cette politique pourrait être facilement financé par « une infime partie du prix du tabac » : une hausse de dix centimes par paquet de cigarettes, selon une étude médico-économique française.Actuellement, selon Sébastien Couraud, quelques pays anglo- saxons comme les Etats-Unis, le Canada et l’Australie ont déjà mis en place une telle politique de dépistage des cancers du poumon par scanner, et des expérimentations sont en cours dans de nombreux pays, notamment en Europe. « En France, nous avons accumulé beaucoup de retard », déplore le cancérologue lyonnais. En 2016, une expérimentation pionnière a commencé dans la Somme : une étude de cohorte sur 1 200 personnes. Avec deux ans de recul, les résultats sont positifs, estime le docteur Olivier Leleu, investigateur principal (hôpital d’Abbeville).

« Nous avons démontré qu’un dépistage est faisable, avec l’implication des médecins généralistes et des structures de gestion impliquées dans le dépistage des autres cancers (sein et côlon). Notre étude montre aussi que cette stratégie est efficace, car elle permet de découvrir de petites tumeurs, accessibles à la chirurgie », précise-t-il. Le pneumologue a fait face à des difficultés de financement. Les fonds accordés par l’agence régionale de santé pour commencer l’expérimentation se sont taris en 2016, après l’avis défavorable de la HAS. Dans l’avenir, le dépistage des cancers du poumon pourrait s’affiner, et ne plus reposer sur le seul scanner. Le professeur Charles-Hugo Marquette (chef du service de pneumologie, CHU de Nice) s’apprête à présenter un projet ambitieux pour intégrer des marqueurs biologiques et radiologiques dans cette stratégie, avec l’aide de l’intelligence artificielle.

Sandrine cabut

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Fumeurs payeurs ? Une piste pour le dépistage du cancer du poumon

Des spécialistes réclament la mise en place d’un dépistage qui préviendrait 7.500 morts prématurées et proposent un mode de financement sans précédent.

Lire l’article sur Slate

En France, le cancer du poumon est le plus meurtrier des cancers chez l’homme et le deuxième chez la femme. | Ander Burdain 

Dramatiquement simples : le cancer broncho-pulmonaire était considéré comme une double fatalité, médicale et politique. Il ne pouvait être que bien trop tardivement diagnostiqué et donc très difficilement traité. Et il était (presque) toujours associé à l’addiction chronique à la consommation d’une substance : le tabac, hautement rentable pour les recettes fiscales d’un État peu enclin à les diminuer.

La donne, toutefois, a évolué. Si la France demeure le pays développé où l’on compte l’un des taux les plus élevés de fumeurs et fumeuses, les progrès accomplis en matière d’imagerie médicale laissent espérer la mise en place prochaine d’un dépistage précoce des lésions cancéreuses broncho-pulmonaires.

Ces nouveaux éléments conduisent à poser les termes d’une nouvelle équation à la fois médicale, politique et financière. Avec un objectif clairement affiché : prévenir chaque année en France 7.500 morts prématurées (deux fois plus que celles liées de la circulation routière). C’est là un sujet majeur de santé publique: on diagnostique désormais chaque année près de 50.000 nouveaux cas en France et ce cancer est le plus meurtrier chez l’homme (21.000 décès) et le deuxième chez la femme (9.500 décès) après celui du sein.

Tout était prêt

En France, l’équation a commencé à être posée au début des années 2000 avec l’initiative Dépiscan lancée par les sociétés françaises de radiologie, de pneumologie et de médecine du travail. Il s’agissait alors d’étudier de quelle manière pourrait être installé un programme national de dépistage avant l’apparition des symptômes cliniques de cette maladie. 

Longtemps nié par les industriels du tabac, le lien de causalité entre la consommation de cigarettes et le cancer bronchique ne faisait plus alors de doute. Il était parfaitement établi que le risque augmentait avec la dose et la durée de l’exposition au tabac. Un doublement de dose double le risque. Un doublement de durée multiplie par vingt le risque de cancer bronchique.

Les spécialistes avaient aussi observé toutefois que l’intoxication avec les cigarettes dites légères (en raison de leur plus faible teneur en nicotine) conduisait à une modification des pratiques, avec inhalation plus profonde de la fumée. Ce phénomène, ajouté à des carcinogènes différents dans ces cigarettes, expliquait une modification des types de lésions malignes, celles dites « à développement central » (cancers épidermoïdes et cancers à petites cellules) devenant moins fréquentes que les adénocarcinomes.

On savait d’autre part que la détection précoce des lésions était associée à de bien meilleurs pronostics, à condition de pouvoir d’emblée faire au mieux la part entre les lésions malignes et celles qui ne le sont pas. En 1999, les résultats préliminaires d’une étude américaine publiée dans les colonnes du Lancetet largement commentés dans la presse médicale furent à l’origine de l’initiative française. «Le développement de nouvelles techniques d’imagerie non invasives, la fréquence des découvertes de nodules de moins d’un centimètre sur les scanners volumiques, tout comme le regain d’intérêt pour le dépistage du cancer bronchique par scanner doit faire reconsidérer cette approche», expliquait au Monde en 2002 le Pr Étienne Lemarié (CHU de Tours), membre du groupe Dépiscan.

Tout, alors, était en place pour la mise en œuvre d’un programme de dépistage. Programme qui ne put malheureusement jamais dépasser le stade expérimental.

La leçon de la Haute autorité de santé

Le sujet redevint d’actualité douze ans plus tard, en octobre 2014, quand l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) annonça qu’un de ses groupes de recherche venait « d’effectuer une avancée significative dans le domaine du diagnostic précoce des cancers invasifs ». Un travail publié dans la revue Plos One. Dirigée par Marius Ilie et Paul Hofman (faculté de médecine, Université de Nice Sophia Antipolis), cette équipe annonçait montrer « qu’il est possible de détecter, chez des patients à risque de développer un cancer du poumon, des signes précoces sous forme de cellules cancéreuses circulantes ». Et ce « plusieurs mois et dans certains cas plusieurs années avant que le cancer ne devienne détectable par scanner ».

Pour l’Inserm, il ne faisait guère de doute que la détection de ces cellules circulantes via ce test sanguin « pourrait jouer un rôle clé dans la précocité de l’intervention chirurgicale, permettant ainsi de viser l’éradication précoce de la localisation primitive du cancer ». Autant d’espoirs officiels qui ne parvinrent jamais à se concrétiser dans les faits.

L’affaire rebondit en 2016. À la demande de pneumologues, radiologues et cancérologues, la Haute autorité de santé (HAS) avait été amenée à évaluer la pertinence d’un dépistage du cancer du poumon chez les fumeurs –et ce au moyen d’une technique spécifique d’imagerie (scanner thoracique à rayons x à faible dose chez les fumeurs). 

Or, contrairement à tous les espoirs des spécialistes qui l’avaient saisie, la HAS estima que «les conditions d’un tel dépistage n’étaient pas réunies». Et la HAS de faire la leçon aux professionnels et aux sociétés savantes qui l’avaient saisie :

« Pour qu’il soit possible et utile de dépister une maladie, au moins six conditions doivent être réunies ; ce qui n’est pas le cas actuellement pour le cancer du poumon. La HAS estime en effet que :

  1. La maladie est difficilement détectable à un stade précoce à cause de sa rapidité d’évolution : il n’est pas clairement établi qu’il existe une période suffisamment longue –entre le moment où une anomalie est décelable à l’imagerie et l’apparition des premiers symptômes– pour mener un dépistage.
  1. L’examen de dépistage disponible n’est pas adapté : le scanner thoracique génère trop de faux positifs (jusqu’à 90% des anomalies trouvées au scanner s’avèrent non cancéreuses après examen) et reste irradiant même à faible dose. La question du risque de cancers induits par les radiations se pose d’autant plus que cet examen, qui irradie une large part du thorax, devrait être répété et réalisé régulièrement dans le cadre d’un dépistage.
  1. Les possibilités de traitements sont restreintes, même à un stade précoce de la maladie : les traitements actuels sont essentiellement chirurgicaux, lourds et réalisables dans certains cas uniquement (selon l’état général de la personne et les caractéristiques de la tumeur).
  1. Les personnes qui pourraient bénéficier d’un dépistage ne sont pas précisément identifiables : il n’existe pas de repères précis (nombre de cigarettes fumées, ancienneté du tabagisme) permettant d’identifier avec exactitude les fumeurs les plus à risque de développer un cancer du poumon.
  1. La réduction de la mortalité grâce à ce dépistage n’est pas établie dans le contexte français.
  1. Il y a trop de risques et d’inconvénients associés à ce dépistage pour des bénéfices très incertains : les inconvénients d’un dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique sont nombreux, avec des complications parfois graves voire mortelles suite à l’exploration d’anomalies non cancéreuses identifiées au scanner. Les bénéfices quant à eux sont très incertains. »

Dans ce contexte, pour la HAS, une seule solution : « continuer la recherche et intensifier la lutte contre le tabagisme avec des actions incitant les jeunes à ne pas commencer à fumer et les fumeurs à arrêter ».

C’est peu dire que cette fin de non-recevoir avait choqué et irrité dans les milieux spécialisés de la pneumologie et de la radiologie.

Le dépistage réduit la mortalité

Aujourd’hui, deux ans plus tard, nouvelle offensive. Elle émane d’un groupe multidisciplinaire de trente expertes et experts, de deux sociétés savantes, l’Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT) et la Société d’imagerie thoracique (SIT), et de l’association de patients De l’air!. Le ton a changé: ils demandent cette fois publiquement la prise en charge immédiate d’un dépistage par scanner thoraciqueassocié à une aide au sevrage tabagique –et ce «à partir de 50 ans chez tous les fumeurs ou ex-fumeurs» après information des bénéfices et des risques.

La nouvelle donne découle des résultats, présentés à un congrès en septembre, d’une étude randomisée néerlando-belge, baptisée « Nelson », portant sur 15.000 personnes de 50 à 75 ans, gros fumeurs ou ex-gros fumeurs. Voici ce qu’on peut lire dans le communiqué de l’IFCT :

« Les auteurs ont rapporté une diminution très significative de la mortalité par cancer du poumon de l’ordre de 25% chez les hommes et de 40 à 60% chez les femmes. Ces résultats viennent confirmer ceux de l’étude américaine National Lung Screening Trial (NLST), qui a démontré en 2011 que le dépistage par scanner thoracique peu irradiant réalisé chez plus de 53.000 individus à risque diminue de 20% la mortalité par cancer du poumon. En outre, cette étude a montré pour la première fois dans le dépistage des cancers, une réduction significative de 7% de la mortalité générale (toutes causes confondues). Ces résultats ont conduit à plusieurs recommandations et avis d’experts en faveur du dépistage. »

Ce groupe d’experts recommande donc la mise en place d’un dépistage du cancer du poumon en France à partir de 50 ans chez les personnes « les plus à risque ». Il en appelle à la HAS et à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé (et ancienne présidente de l’Institut national du cancer) pour étudier au plus vite les modalités de sa mise en œuvre. « En pratique, entre 1,7 et 2,8 millions de personnes seraient concernées par ce dépistage. Selon le modèle et le niveau de participation, entre 3.600 et 10.000 cancers précoces pourraient être diagnostiqués pour un coût compris entre 105 et 215 millions d’euros par an, résume le Dr Bernard Milleron, président honoraire de l’IFCT. Ce coût pourrait être supporté par une élévation de 0,05 à 0,10 euros du prix de paquet de cigarettes. »

Un mécanisme vertueux ou pervers ?

Les auteurs de cette initiative se refusent à imaginer que la HAS puisse, une nouvelle fois, opposer son veto. « L’avis de 2016 se fondait sur des contre-vérités scientifiques, et n’aura finalement que contribué au retard médical pris par la France dans ce domaine par rapport aux États-Unis, au Canada, et à l’Australie, accuse l’un des partisans de ce dépistage. Aucun des arguments avancés contre notre initiative ne tient la route. 

Ce dépistage peut en outre contribuer à améliorer la prise de conscience des fumeurs des risques auxquels ils s’exposent, et quand bien même la politique actuelle parviendrait à faire diminuer le nombre de consommateurs de tabac, ce dépistage concerne tous les anciens fumeurs qui demeurent exposés au risque de cancer. »

Une publication scientifique détaillant cette initiative est en cours de rédaction et les membres du groupe, parallèlement à l’appel lancé à Agnès Buzyn et au gouvernement, vont relayer et diffuser leur message tant auprès des professionnels de santé que du grand public. Une forme de lobbying au service de la santé publique.

Reste la question du financement via l’augmentation du prix du tabac. Faut-il ainsi utiliser une fraction, même infime, des recettes perçues sur les ventes d’un produit addictif pour permettre le dépistage des conséquences de cette addiction ? Faut-il voir là un mécanisme vertueux ou pervers ? Est-il compatible avec la philosophie de notre assurance-maladie ? Verra-t-on bientôt sur les paquets de cigarettes une mention indiquant que l’acheteur participe au financement du dépistage des cancers induits par ces mêmes cigarettes ? Autant de questions auxquelles la cancérologue et ministre Agnès Buzyn se devra de répondre un jour prochain.

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Tonic : “Les usagers présents à tous les niveaux”

Un espace de respiration

“De l’air! Ce sont des patients, des aidants et des soignants du centre hospitalier Lyon-Sud qui se sont spontanément mobilisés pour créer l’unique association en France dédiée à la lutte contre le cancer du  poumon”, explique Séverine Torrecillas, psychologue et secrétaire de l’association. L’appel s’adresse à tous, pouvoirs publics, laboratoires, chercheurs… Quand à l’objet de l’association, il est de changer les mentalités en luttant contre les préjugés sur cette maladie, en menant des actions de prévention et de dépistage précoce, en organisant des évènements  sportifs, en apportant aux professionnels de la santé l’expertise des patients, en soutenant la recherche et, même en convainquant des chefs étoilés de concocter des recettes tenant compte des désagréments gustatifs induits par les traitements. Un bel élan collectif au service de la lutte contre le cancer du poumon, doublé d’un espace de respiration et d’échange entre patients, soignants et familles pour s’armer dans un combat souvent  difficile.”

A propos du Covid-19 Trois messages importants.

Chers visiteurs, chers adhérents, chers amis,

Nous sommes en cinquième semaine de confinement du fait de l’épidémie de Covid-19.

Parmi les informations importantes qui nous sont délivrés chaque jour afin de prévenir le risque de contamination, nous avons ciblé, sur les conseils de notre conseil scientifique,  celles qui nous semblent les plus pertinentes.

1- Ne retardez pas vos besoins de consultation à cause du Covid-19

Par crainte d’être contaminés par le Covid-19, les personnes âgées, fragiles, les porteurs de maladies chroniques et, bien sûr, les patients en traitement pour un cancer du poumon peuvent être amenés à repousser ou différer leurs consultations ou leurs rendez-vous à l’hopital.

Les praticiens notent une chute drastique des consultations pour urgences médicales vraies (infections, douleurs thoraciques, dyspnée, diarrhée majeure, etc) et voient arriver des patients dans un état catastrophique car ils ont trop attendu.

Or, tous les professionnels de santé se sont adaptés pour recevoir des patients dans des conditions optimales de sécurité. N’hésitez donc pas à les consulter, en cabinet ou dans des structures hospitalières, notamment si vous êtes atteints de maladie chronique et n’arrêtez pas les traitements de fond (corticoïdes, anti HTA, etc) sans avis médical.

2- Les gestes barrières pour tous.

Gestion des contacts avec l’environnement Covid-19, gestion des contacts entre individus, lavage des mains (ou savon ou par solution hydroalcoolique en l’absence de savon), port des masques de protection.
Si la fin du confinement  général en France est prévue pour le 11 mai 2020, il semble évident qu’il faudra poursuivre les gestes barrières pendant encore longtemps.

3- Les masques de protection quand on sort.

Rappel : si les soignants, à l’hôpital, utilisent des masques, c’est parce que ceux-ci sont protecteurs vis-à-vis de la contamination par le virus COVID19.
Entendre dire que le masque n’est pas utile dans la population générale n’est qu’une très mauvaise gestion de la pénurie en l’absence de masques.
Donc, il faut s’attendre à devoir porter pendant encore longtemps, un masque protecteur lorsque l’on sort de chez soi. Comme il n’est pas sûr que chaque personne puisse obtenir le nombre de masques nécessaires,  utiliser des masques de fabrication artisanale ou personnelle.
Rappel : il est impératif de savoir comment mettre, porter, ôter, désinfecter un masque qu’il soit commercial ou en tissu et fabriqué par soi-même.
 
Vous trouverez en pièces jointes :
des documents de référence comme la confection d’un masque selon les recommandations AFNOR.

Différents tutoriels de fabrication.

Patron du masque  du CHU de Grenoble (Il a notre préférence), que vous trouverez en cliquant ICI

Un site en ligne de documentation pour des masques à plis selon les normes AFNOR.
               Masque selon L’atelier des gourdes
               Site: https://latelierdesgourdes.fr/tuto-masque-afnor/

Consultez notre article “Nouvelle enquête concernant le Covid-19“.

Aider le système immunitaire à trouver le cancer

Commentaire du Professeur Souquet, membre du comité scientifique, sur le nouveau système appelé Multiplexed Activation of Endogenous Genes as Immunotherapy (MAEGI) mis au point par les scientifiques de Yale permettant d’aider le système immunitaire à éliminer les tumeurs que d’autres formes d’immunothérapie pourraient ne pas voir.

“Les cellules cancéreuses expriment à leur surface des molécules « anormales » que l’on appelle antigène et qui sont des cibles pour les cellules de notre immunité qui vont les détruire car ce sont des cellules « étrangères ».

Néanmoins, l’immunothérapie n’est pas efficace chez tous les patients traités et une des raisons est la faible présence de ces antigènes sur les cellules tumorales.

L’équipe de Yale aux USA a publié fin janvier une nouvelle approche  MAEGI -CRISPRa dont le but est d’augmenter le nombre des antigènes tumoraux présents à la surface des cellules cancéreuses pour  augmenter l’antigénicité de la tumeur, ainsi plus facilement repérée et détruite par les cellules immunitaires . Cette technique est séduisante, mais ce sont des résultats très préliminaires sur des souris chez qui ont été injecté des cellules de cancer du sein. La technique est actuellement très lourde avec un séquençage complet  (c’est-à-dire la connaissance) de tous les gènes tumoraux tant de l’ADN que de l’ARN, puis réaliser un complexe moléculaire des ARN (qui codent pour ces antigènes tumoraux)  lié à un virus que l’on va injecter directement dans la tumeur. Ce virus va infecter de proche en proche les cellules cancéreuses et va permettre d’augmenter la production des antigènes tumoraux  présents à la surface des cellules cancéreuse. “

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Cette recherche a été publiée dans Nature Immunology

Article en Français relatif à ce sujet :

https://technologiemedia.net/2019/10/15/aider-le-systeme-immunitaire-a-trouver-le-cancer/

L’étude NELSON promeut le dépistage du cancer du poumon par scanner

25% de mortalité en moins dans le groupe ayant bénéficié du dépistage c’est 25% de vie en plus, de jeunes adultes, de parents, de grands-parents qui pourront profiter de leur famille, de leurs proches, aller au bout de leurs projets, de leurs envies, travailler et savourer la vie. Ce cancer souvent diagnostiqué tardivement à un stade avancé sera enfin détecté plus tôt grâce au dépistage. Mobilisons-nous pour que celui-ci ait enfin lieu en France et en Europe afin de sauver des vies, nos vies …

Pour accéder à la page de Théma Radiologie, cliquez sur le lien suivant.

http://www.thema-radiologie.fr/actualites/2592/l-etude-nelson-promeut-le-depistage-du-cancer-du-poumon-par-scanner.html

Pour consulter un résumé de l’étude Nelson (traduit du Néerlandais),

cliquez sur le lien suivant Résumé

Disparités et défis de l’accès au diagnostic et au traitement du cancer du poumon en Europe, LuCE

Méconnu du grand public et encore fortement stigmatisé, le cancer du poumon manque grandement d’investissement et de mobilisation.
Dans ce document rédigé par LuCE, les difficultés et disparités dans les prises en charge sont détaillées et nous invitent à nous mobiliser +++



♦️ Document en français en libre téléchargement https://www.lungcancereurope.eu/wp-content/uploads/2020/02/LuCE-POSITION-PAPER-French.pdf (Document source https://www.lungcancereurope.eu/2020/02/04/lung-cancer-europe-2020-position-paper-disparities-and-challenges-in-access-to-lung-cancer-diagnosis-and-treatment-across-europ) – avec Lung Cancer Europe.

AFSOS

Association Francophone des Soins Oncologiques de Support.

Site internet cliquez sur ICI

Définition des soins oncologiques de support.

En cancérologie, on peur distinguer

Les soins spécifiques, c’est-à-dire les soins du cancer lui-même, qu’ils soient chirurgicaux ou de radiologie interventionnelle, radiothérapiques, médicaux (chimiothérapies, thérapies ciblées dont l’hormonothérapie, immunothérapie…) le plus souvent combinés entre eux.

Les soins oncologiques de support – SOS, pour la prise en charge des symptômes liés à la maladie ou à ses traitements, dès le diagnostic et tout au long du parcours de soins, jusque dans l’après-cancer.

Les soins de support participent aux soins centrés sur la personne malade et l’accompagnement de ses proches ; ils visent à prendre en compte les besoins détectés ou exprimés.

Les missions de l’AFSOS

L’AFSOS recherche l’excellence dans la prise en charge des symptômes, l’accompagnement et la démarche participative au sein des équipes intra et extra hospitalières à travers trois grands objectifs :

Mieux prendre en charge les symptômes liés à la maladie ou aux traitements en proposant des référentiels en soins oncologiques de support.

Proposer une organisation permettant un accès aux composantes des soins de support, en établissement et à domicile

Proposer un modèle de management d’équipe permettant une meilleure prise en charge globale des patients et des proches au sein des services en améliorant la qualité de vie au travail des soignants

Cette association propose de nombreuses informations de qualité sur les pratiques complémentaires en cancérologie.

Place des thérapies complémentaires dans les soins oncologiques de support.

Définition

Les thérapies complémentaires regroupent des approches, des pratiques, des produits de santé et médicaux qui ne sont pas habituellement considérés comme faisant partie de la médecine conventionnelle, à un endroit et à une période donnés. (Définition du National Center for Complemntary and Alternative Medicine).

Ces thérapies peuvent être complémentaires (utilisées en complément de la médecine conventionnelle) ou alternatives (utilisées à la place de la médecine conventionnelle).

La notion de médecine intégrative désigne le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux thérapies complémentaires.

L’AFSOS donne une définition de la cancérologie intégrative dans le document suivant: ICI

De nombreux référentiels concernant ces pratiques complémentaires sont disponibles au lien suivant : Pour accéder à la liste des référentiels, cliquez ICI

Vous souhaitez, par exemple, utiliser des plantes en complément de vos traitements, vous trouverez des documents de référence sur la phytothérapie:

Question phytothérapie

Répondre aux patients atteints de cancer

Pour accéder au texte, cliquez ICI

Etats des lieux de la prise en charge d’un patient atteint d’un cancer bronchique en France en 2019

Présentation de l’association De l’Air ! lors de cette conférence sur la thématique des patients en longue rémission : Etat des lieux de ce qu’ils ressentent pour optimiser la prise en charge en dehors de l’hôpital ?

Pour visualiser cette présentation cliquer sur ce lien: https://cancer-poumon.fr/wp-content/uploads/2019/12/Présentation-BMS-3-décembre-2019.pdf

L’immunothérapie: dernières informations de septembre 2019

L’immunothérapie change la donne dans les cancers du poumon métastatique.

Dans le numéro de septembre de la Revue Lancet Oncology, Scott Antonia et ses collègues ont suivis à long terme les patients qui ont été traités par Nivolumab au sein des 4 essais cliniques dédiés à cette molécule (les essais Checkmate 017, 057, 063 et 003). Ces 4 études étudiaient toutes l’apport du Nivolumab (une immunothérapie de type Anti-PDL1) chez des patients avec un cancer du poumon métastatique, et ayant bénéficié d’au moins une première ligne de traitement, voire plus. En groupant les résultats de ces 4 études, la proportion de personnes malades en vie 4 ans après le début de ce traitement était de 15%. Cela peut paraitre peu de prime abord mais il faut comparer cela aux 5% de personnes en vie à 4 ans avec le traitement « normal », standard (le docetaxel, une chimiothérapie « classique »), soit trois fois plus !  En outre, certains facteurs viennent influencer ces résultats comme le fait d’avoir une expression du marqueur PDL1 dans la tumeur, la proportion passant alors à 20%. De plus, les personnes chez qui ce traitement est le plus efficace (réponse à 6 mois) sont près de 60% à être en vie à 4 ans ! Des résultats qui viennent confirmer ceux observés avec le Pembrolizumab, un traitement très proche.

Souquet P-J, Couraud S. Immune checkpoint inhibitors: a game changer for metastatic non-small-cell lung cancer. Lancet Oncol, 2019. https://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(19)30508-X/fulltext Antonia S-J, Borghaei H, Ramalingam S, Horn L, De Castro Carpeño J, Pluzanski A, Burgio M A, Garassino M, Chow L Q M, Gettinger S, Crinò L, Planchard D, Butts C, Drilon A, Wojcik-Tomaszewska J, Otterson G A, Agrawal S, Li A, Penrod J R, Brahmer J. Four-year survival with nivolumab in patients with previously treated advanced non-small-cell lung cancer: a pooled analysis. Lancet Oncol, 2019. https://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(19)30407-3/fulltext

Relation entre le comportement alimentaire et l’altération du goût et de l’odorat chez les patients en cours de chimiothérapie

Commentaire du Professeur Souquet, Service de pneumologie aiguë spécialisée et cancérologie thoracique, Centre Hospitalier Lyon sud.

“Les troubles du goût et de l’odorat peuvent débuter avant même le diagnostic du cancer bronchique. Il est connu que les chimiothérapies à base de platine peuvent aussi provoquer ce genre de troubles. L’équipe Lyonnaise du CNRS de Mr Bensafi avec l’aide de l’Institut Scientifique Paul Bocuse, a fait une revue de la littérature sur ces troubles provoqués par la chimiothérapie. Il y a schématiquement une partie des patients qui n’a aucun trouble, une partie qui a une hypersensibilité aux odeurs et au goût et une partie avec une hyposensibilité, avec l’impression désagréable de manger “du carton”.. Ces troubles peuvent gêner l’alimentation avec une dénutrition et un isolement social préjudiciable. Les auteurs insistent sur la nécessité de dépister rapidement ces modifications du goût et de pouvoir adapter en conséquence l’alimentation. “

Cet article rejoint l’étude réalisée par notre association auprès de patients venant en Hôpital de jour pour leur chimiothérapie. Etude qui nous a permis de référencer les différents effets secondaires en lien avec les traitements ayant des répercussions sur le comportement alimentaire, altération du goût, des odeurs, perte d’appétit, sécheresse buccale, nausées, troubles du transit … Nous sommes partis des astuces énoncées par les patients permettant de gérer au mieux ces troubles pour élaborer des recettes adaptées et profitables à tous, patients, famille et proches. Vous aurez l’occasion de les découvrir prochainement dans un ouvrage qui devrait sortir en fin d’année.

Introduction de l’article publié dans la revue scientifique, Seminars in Oncology

L’altération du goût et de l’odeur est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. Cependant, on sait peu de choses sur leur influence sur le comportement alimentaire des patients et sur les mécanismes qui sous-tendent leur apparition. Ce manque de clarté est probablement dû à une série de facteurs parmi lesquels l’hétérogénéité des modifications du goût et de l’odeur induites par la chimiothérapie. La présente étude donne un aperçu critique des données existantes sur l’association entre les altérations du goût et de l’odorat et les modifications du comportement alimentaire chez les patients atteints de cancer qui subissent une chimiothérapie.

Design

La recherche documentaire a été effectuée à l’aide des bases de données PubMed et Google Scholar et s’est limitée aux articles de langue anglaise publiés entre 1990 et juin 2018. Les termes liés « aux sens » et ceux  liés au « comportement alimentaire » ont été combinés pour identifier les études qui ont examiné l’association entre ces deux termes. Les études extraites ont été regroupées en fonction des résultats de l’évaluation du goût et de l’odeur.

Résultats

Treize articles ont été inclus dans la revue. La conception, la durée, la méthodologie d’évaluation et la population étudiée des études variaient. La catégorisation des études en fonction des résultats de l’évaluation du goût et de l’odorat a permis de définir trois profils de patients : inaltéré, hypo- et hyper sensibilité (goût et/ou odeur). Les altérations étaient significativement corrélées avec l’apport énergétique des patients et leurs préférences en aliments, ce qui suggère que la sensibilité de chaque patient aux stimuli olfactifs et gustatifs est susceptible de jouer un rôle dans la modulation du comportement alimentaire pendant le cancer et la chimiothérapie.

Conclusion

L’examen résume et fournit des associations pertinentes entre les altérations du goût et de l’odeur et le comportement alimentaire liée à  une chimiothérapie en tenant compte des variations individuelles existantes. Compte tenu de l’influence sensorielle sur la modulation du comportement alimentaire, une meilleure caractérisation des altérations olfactives et gustatives avant le lancement de la chimiothérapie semble importante pour une meilleure compréhension et gestion de la trajectoire du comportement alimentaire des patients pendant le traitement.

Toujours plus de cancer…chez les femmes.

Commentaire du Professeur Sébastien Couraud, Chef de service adjoint, Service de Pneumologie Aigue Spécialisée et Cancérologie Thoracique, Centre Hospitalier Lyon Sud.

” Le rapport annuel de Santé Publique France, de l’Institut National du Cancer et des Hospices Civils de Lyon, en partenariat avec le réseau des registres des cancers FRANCIM a été publié début juillet. Pour le cancer du poumon, ces données viennent malheureusement confirmer les craintes de la communauté scientifique : l’augmentation dramatique du nombre de cas de cette maladie chez les femmes tandis que le nombre de cas chez les hommes semblent atteindre un plateau. Cette augmentation est essentiellement liée à l’augmentation tragique, il y a quelques décennies, de la consommation de tabac chez les femmes. Il est ainsi à craindre que la première cause de mortalité par cancer des femmes devienne rapidement le cancer du poumon, au-dessus du cancer du sein. Aujourd’hui, le cancer du poumon est déjà la première cause de mortalité par cancer en France et dans le monde. Malheureusement, cela ne devrait donc pas s’atténuer, et toujours dans un silence assourdissant. “

Source :

-Site internet de Le Monde, https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/07/02/les-nouveaux-cas-de-cancer-en-forte-hausse-en-france_5484200_1650684.html

-Site internet de l’Institut National du Cancer : https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Complements-Volume-1-Tumeurs-solides-Estimations-nationales-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-France-metropolitaine-entre-1990-et-2018

Le dépistage ça marche, même longtemps après !

Commentaire du Professeur Sébastien Couraud, Chef de service adjoint, Service de Pneumologie Aigue Spécialisée et Cancérologie Thoracique, Centre Hospitalier Lyon Sud

” Dans cet article, l’équipe à l’origine de l’essai Américain NLST (National Lung Screening Trial), publié en 2011, cherchait à évaluer la persistance de l’intérêt du dépistage à long terme. On se rappelle que cet essai avait démontré pour la première fois l’intérêt d’un dépistage régulier (annuel dans ce cas) par scanner faiblement dosé. Les auteurs rapportent ici des résultats après 12 ans de surveillance de la cohorte. Ces résultats sont particulièrement intéressants : (1) le bénéfice en terme de réduction de la mortalité par cancer se maintient une décennie plus tard ; (2) la réduction de la mortalité semble plus important chez les femmes, comme dans les essais NELSON et LUSI ; (3) le taux de sur-diagnostic est plus faible qu’attendu (3%) si l’on enlève les lésions en verre dépoli dont on connait parfaitement le risque de sur-diagnostic (de l’ordre de 80%). “

Black WC, Chiles C, Church TR, Gareen IF, Gierada DS, Mahon I, Miller EA, Pinsky PF, Sicks JD. Lung Cancer Incidence and Mortality with Extended Follow-up in the National Lung Screening Trial National Lung Screening Trial Writing Team. J Thorac Oncol. 2019 Jun 13. pii: S1556-0864(19)30473-3. doi: 10.1016/j.jtho.2019.05.044. [Epub ahead of print]. PMID: 31260833

Lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31260833